<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1854625349829661667</id><updated>2011-04-21T22:14:39.106-07:00</updated><title type='text'>Guy Chambelland</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://pcf17azadunifr.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1854625349829661667/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pcf17azadunifr.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>1</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1854625349829661667.post-7985628797340500979</id><published>2007-10-02T22:14:00.000-07:00</published><updated>2007-10-02T22:20:48.908-07:00</updated><title type='text'>Guy Chambelland</title><content type='html'>Naissance à Dijon en 1927. Etudes de Lettres. Professeur pendant sept ans,&lt;br /&gt;de 20 à 27 ans.&lt;br /&gt;1954 : publication de son premier recueil " La Claire Campagne ".&lt;br /&gt;1957 : il fonde à Dijon la revue " Le Pont de l'Epée "", dont le titre, qui dé-&lt;br /&gt;signe une épreuve périlleuse dans les romans de Chrestien de Troyes, est bien&lt;br /&gt;révélateur de la haute idée qu'il se fait du poète : un " chevalier " qui se voue&lt;br /&gt;corps et âme à la poésie, refusant les compromissions, les vanités, et cherchant&lt;br /&gt;dans son oeuvre à faire l'alchimie du quotidien :&lt;br /&gt;" Le grand poète est celui qui fait un poème de chaque chose, dispense de la&lt;br /&gt;chose pour la faire exister plus fortement qu'elle-même ", déclare Edmond Carle&lt;br /&gt;(... un des nombreux pseudonymes de G.Chambelland ).&lt;br /&gt;1961 : parution de " Pays ", puis, en 1963, " L'Oeil du Cyclone " .&lt;br /&gt;Paraissent ensuite : " La Mort la Mer " ( 1966 ) ," Le limonaire de la belle&lt;br /&gt;amour " ( 1967 )," Courtoisie de la fatigue " ( 1971 ), " Noyau à nu " ( 1977 )&lt;br /&gt;et " Les dieux les mouches " (1988).&lt;br /&gt;Un recueil posthume qui témoigne de son amour pour la musique paraîtra en&lt;br /&gt;1996: " Barocco Métrico ".&lt;br /&gt;Homme d'une grande culture, doué d'une très forte personnalité, Guy Cham-&lt;br /&gt;belland appréciait tous les plaisirs de la vie.&lt;br /&gt;" Une attention inquiète aux difficultés d'être. Une sensualité qui ne quitte pas&lt;br /&gt;la mort des yeux " : tel est le regard que porte le " Magazine littéraire " sur l'oeuvre&lt;br /&gt;du poète.&lt;br /&gt;Critique au même" Magazine Littéraire " en 1968-69, il le quitte pour créer à&lt;br /&gt;Paris la " Librairie Chambelland ".Parallèlement, dans le Gard, il continue, en sa&lt;br /&gt;Bastide d'Orniols, d'éditer sa revue " Le Pont de l'Epée ".&lt;br /&gt;Travailleur acharné, il est à la fois poète, libraire, éditeur et imprimeur.A la&lt;br /&gt;recherche de l'authenticité, faisant fi des modes culturelles ou " politiques ", il publie&lt;br /&gt;aussi bien des auteurs anciens, connus ou oubliés, que des inconnus que sa perspica-&lt;br /&gt;cité lui fait découvrir .&lt;br /&gt;Dès 1967, le numéro 37-38 de sa revue, intitulé " Dix ans de sensibilité poétique",&lt;br /&gt;présente de jeunes auteurs comme Franck Venaille , Yves Martin etc...&lt;br /&gt;1975-76: il est directeur des Rencontres Poétiques du Festival d'Avignon .&lt;br /&gt;En 1979 il cesse d'écrire pour se consacrer à l'édition, considérée par lui comme&lt;br /&gt;un art,et qu'il pratique avec son exigence coutumière .&lt;br /&gt;La librairie parisienne se déplace plusieurs fois pour se fixer en 1980 rue Racine :&lt;br /&gt;elle prend alors le nom de " Galerie Racine " et devient lieu de rencontre de peintres&lt;br /&gt;et de poètes.&lt;br /&gt;En 1986, la revue est transférée dans l'Yonne, à Cerisiers, jusqu'en 1987, date&lt;br /&gt;à laquelle elle cesse de paraître,remplacée, en 1988, par " Le Pont sous l'Eau " :&lt;br /&gt;Guy Chambelland continue à promouvoir des poètes inconnus et s'attache également&lt;br /&gt;à faire redécouvrir certains poètes des siècles précédents ( Saint-Amant etc...).&lt;br /&gt;Il relit les poètes du Moyen-Age et commence une traduction de " La Chanson de&lt;br /&gt;Roland ".&lt;br /&gt;Deux gazettes: " L'Insolent " et " L'Anarque " témoignent de son talent de polémis-&lt;br /&gt;te et contribuent à lui créer de nombreux ennemis dans les milieux parisiens ...&lt;br /&gt;Il meurt dans sa propriété de Cerisiers, en 1996, laissant une oeuvre d'importance&lt;br /&gt;et un impressionnant catalogue d'ouvrages édités .&lt;br /&gt;On se souviendra de Guy Chambelland comme d'un homme dont l'engagement pour&lt;br /&gt;la cause de la poésie fut exemplaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Rire&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;_________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton coeur se dénoue, tu t'enfonces en toi-même, te fais boule d'ombre&lt;br /&gt;tiède, bouquet fané .Les arêtes de ton corps se dissolvent, et sur l'ultime&lt;br /&gt;image de barbus en chapeaux melons courant à perdre souffle à reculons,&lt;br /&gt;tu n'es plus qu'un éclat de rire tendre comme l'anneau bleu d'un canon de&lt;br /&gt;revolver appuyé sur le coeur , violent comme les compréhensions perdues,&lt;br /&gt;et retombé en paysage floconneux de grande lumière sereine interdite aux&lt;br /&gt;vivants .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Choses&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;_______________&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'existence tranquille,sans plus de souci d'elle-même que de la mort,&lt;br /&gt;la fumée bleue d'une cigarette parmi le paysage tant aimé, la blondeur&lt;br /&gt;d'une guêpe sur le repas fini, la rivière, les arbres, et ton sourire inoubli-&lt;br /&gt;able ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'Autre revient qui me tire à lui. La vie somnambule m'échoit ,&lt;br /&gt;entre désir et possession , coeur et visage , choses et foi .&lt;br /&gt;Dire merde au moi , et tout noyer dans ton épaule , mère mort .Pris-&lt;br /&gt;matique,fulgurant, le fleuve des images libéré passe .&lt;br /&gt;_______________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils se regardent . Il y a un pont dans leurs yeux.&lt;br /&gt;La main l'épaule l'hirondelle des seins, un dieu s'ouvre qui se dis-&lt;br /&gt;tingue mal du néant, un poids égal d'âme remplace les choses, puis&lt;br /&gt;comme la beauté frappait sa face, le temps vient du sommeil qui scul-&lt;br /&gt;pte les profils . Ici ailleurs, l'amour est l'été de la mort .&lt;br /&gt;Lequel des deux verra l'autre mourir , vivra encore, retrouvera l'ab-&lt;br /&gt;sence, lequel fera la toilette du mort ?&lt;br /&gt;______________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune femme m'accueille dans le soir d'automne, elle vient derrière&lt;br /&gt;la grille du jardin, dans ses seins tranquilles et ses chaussures plates com-&lt;br /&gt;me si elle marchait sur un lac .&lt;br /&gt;Je ne savais pas qu'elle m'avait attendu pour dîner, et tout d'un coup ,&lt;br /&gt;toute pensée tout geste se ralentissent à la vitesse des arbres et de cette tab-&lt;br /&gt;le blanche arrêtée dans la nuit. Comment douter alors que le coeur puisse&lt;br /&gt;trahir un jour ?&lt;br /&gt;Et quand je l'aime sous les pommiers, la rondeur suspendue des fruits&lt;br /&gt;nous protège du dieu qui menace dans les astres .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette femme que je connais à peine avec qui je descends la ville dans&lt;br /&gt;le soir d'été, nous parlons de jardins et de liberté .&lt;br /&gt;Quand le soleil soudain sort des murs et nous frappant de face nous&lt;br /&gt;baigne debout comme fait seul l'amour ou la mort, elle ralentit son pas,&lt;br /&gt;descend dans ses seins et ses hanches, pèse sur la terre son poids de&lt;br /&gt;femme, et je sens battre dans mon ventre la raison vive de son ralentis-&lt;br /&gt;sement. Je circule dans son sang, j'habite sa démarche .&lt;br /&gt;Comme il fait beau, dit-elle .&lt;br /&gt;________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme qu'on aima jadis ici sans le savoir, elle est maintenant&lt;br /&gt;l'âme même du paysage que nous fixâmes ensemble. Elle s'échappe&lt;br /&gt;des bouquets d'arbres du bord de l'eau, poudroie sur la rivière en&lt;br /&gt;dessous du barrage, elle est le tremblement de l'air.&lt;br /&gt;L'auberge découpait la légende en deux parts, les mains le soir&lt;br /&gt;sentaient le poisson frais, il y avait des roses au mur, on tirait le vin&lt;br /&gt;du puits, parfois la fête s'installait sur la place.&lt;br /&gt;Maintenant que tout est trahi, l'âme dans cet après-midi semblab-&lt;br /&gt;le à la rayonnante fin d'été de jadis, se fond presque à l'âme de cette&lt;br /&gt;femme que rien ne distingue plus du paysage. Elle tire sur un corps&lt;br /&gt;à quoi elle ne tient guère que par le serrement de narines que lui fait&lt;br /&gt;le parfum des menthes. Elle se cherche oiseau, qui toujours s'appel-&lt;br /&gt;le Mort .&lt;br /&gt;__________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vue d'en haut, une femme traverse le paysage désolé ( personne,&lt;br /&gt;et des arbres nus ) qui tourne immobile autour d'elle et s'offre au re-&lt;br /&gt;gard comme le sol quand on s'évanouit.&lt;br /&gt;Je sais tout de suite qu'elle passera forcément par la flaque de&lt;br /&gt;pluie où cesse mon champ visuel et sommeille la seule lumière du&lt;br /&gt;lieu.Le coeur bat plus fort à mesure qu'elle en approche, il va craquer&lt;br /&gt;quand elle le touchera de ses bottes.&lt;br /&gt;Il a beau ne rien se passer, j'ai beau me dire qu'elle va tout simple-&lt;br /&gt;ment prendre le bus, ou voir son amant, je n'arrive pas à ne pas croi-&lt;br /&gt;re qu'elle fut aussi - rose du sang, foudre habitable -, l'imminence de&lt;br /&gt;la neige qui tombe maintenant, un signe de plus que la mort me fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le Cinéaste&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;____________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mort, me dit-il, voici comment je la vois.Et il filme en gros plan&lt;br /&gt;une tache au milieu du lit ouvert,où il étend un petit soldat de plomb.&lt;br /&gt;Puis il fait sur le mur un travelling interminable.&lt;br /&gt;Il s'arrête pourtant et je n'oublierai pas de si tôt, photographié d'en&lt;br /&gt;haut, ce visage de femme agenouillée au bord du lit ( l'aile d'ombre des&lt;br /&gt;yeux dans la lumière des épaules comme dans les tableaux de Georges&lt;br /&gt;de la Tour ) ni surtout, par le soutien-gorge mal serré, posé avec la pré-&lt;br /&gt;caution d'un fruit, ce sein plein dont le poids devient d'un coup celui&lt;br /&gt;de mon coeur même.&lt;br /&gt;___________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'il faudrait bien sûr, c'est une existence d'actes autant que de&lt;br /&gt;pensées. Mais j'ai beau faire. Les autres et moi glissons dans nos ren-&lt;br /&gt;contres comme des oeufs sans coquille.&lt;br /&gt;Où vivre alors,ailleurs, au rebours de celle qu'on souhaitait, qu'en&lt;br /&gt;cette poésie de gestes disloqués, d'images aussitôt arrêtées. Si l'instant&lt;br /&gt;s'allume, c'est qu'il va s'éteindre. Je dois faire vite. Je dérobe, ne peux&lt;br /&gt;posséder. Apprendre à habiter son rapt.&lt;br /&gt;Ainsi dans ce jour d'hiver finissant, à contre-ciel de la lumière terne&lt;br /&gt;prise dans les branchages désolés, cette fille en bottes et chandail de&lt;br /&gt;grosse laine ( la soie lisse le genou, les hanches enflent l'étoffe ), tiède&lt;br /&gt;sur la neige salie, seule, hors d'histoire, charpente le poème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;___________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque matin j'attends. Quelqu'un ou quelque chose. Un dieu ou&lt;br /&gt;une femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais bien n'être pas cet homme seul au bout de la journée&lt;br /&gt;comme au seuil d'une plaine stérile, mais on me force, on me met de-&lt;br /&gt;bout, on me tourne vers l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est toujours la même tristesse, les mêmes larmes rentrées par&lt;br /&gt;vieille habitude orgueilleuse. Puis l'angoisse larvaire, l'affaissement&lt;br /&gt;des muscles, l'effritement des os, le trou entre les épaules où l'être&lt;br /&gt;va sombrer, le coeur en perte de vitesse, l'existence au niveau des&lt;br /&gt;tripes avec pour seule présence de l'âme l'oeil froid ouvert sur son&lt;br /&gt;échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque matin je dis non, j'essaie. De me faire à moi, d'être bien&lt;br /&gt;dans ma peau, d'aménager mon désarroi, ou encore, à l'autre bout,&lt;br /&gt;de prendre place sans penser parmi les choses, comme le facteur en-&lt;br /&gt;tre les arbres de la cour, ou le paysan dans sa vigne ( le morse lent&lt;br /&gt;de son sécateur dans l'air clair ).D'être brut comme manche en main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saurai-je jamais choisir, en sortir ? Je ripe. Qui viendra, qui vien-&lt;br /&gt;drait ? Qui d'autre que le facteur de chaque jour ? Ou ce corbillard à&lt;br /&gt;deux chevaux entré en rêve dans ma cour, et le cocher descend et&lt;br /&gt;cherche. Dont le regard monte, glace ma plaisanterie, fixe le mien.&lt;br /&gt;Me force à tomber par la fenêtre ouverte pour l'interpeller .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les poèmes ci-dessus sont extraits de " L'Oeil du Cyclone "&lt;br /&gt;( 1953-1963 )&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;__________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand le coeur tout d'un coup me manque, qui dois-je me faire, eau&lt;br /&gt;ou pierre, pour m'habiter inhabitable ?&lt;br /&gt;Ne suis-je qu'une vieille, ne suis-je qu'un pitre ?&lt;br /&gt;Poème, statue sur l'eau, - mais moi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme j'avançais encore, maladroit entre chiens et roses, entre femmes&lt;br /&gt;et dieux, la mort me mit son bâton dans le corps .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut me voir .&lt;br /&gt;Il me tient debout .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;__________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mort, ce devrait être ce centre d'absences&lt;br /&gt;qui se forme entre les épaules quand je me cherche&lt;br /&gt;cet égarement indicible&lt;br /&gt;entre une immense douleur&lt;br /&gt;et le trou brut de la folie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j'y suis toujours&lt;br /&gt;j'existe encore&lt;br /&gt;ne fût-ce que par ce que je vois, si peu&lt;br /&gt;les mouches&lt;br /&gt;l'arbre dans les petits carreaux de la fenêtre&lt;br /&gt;par l'inutilité des choses qui m'entourent&lt;br /&gt;par cette poussée occulte sur quoi on m'a greffé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors ?&lt;br /&gt; ________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A Emilienne Kerhoas&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se met à pleuvoir, très doux, sur les collines . Au parfum de buis que&lt;br /&gt;dégage la terre, aucun doute : j'approche . Demander de quoi ( à qui ? )&lt;br /&gt;irait contre la Poésie. Seule une muraille d'air m'en sépare .&lt;br /&gt;Une femme passe. Au contact de la pluie, sa chair se fait diamants .&lt;br /&gt;Comme le tronc le feuillage, elle promène son dieu. Je m'envole alors&lt;br /&gt;et m'arrête juste au-dessus d'elle, où, de l'épée que fait naître ma main&lt;br /&gt;levée, je la transperce de la nuque au talon. Tel le taureau .&lt;br /&gt;Les voiles alors devraient se déchirer, les portes secrètes basculer, les&lt;br /&gt;mots éclore leurs objets, la lumière, c'est-à-dire l'âme, se faire .&lt;br /&gt;Or rien .&lt;br /&gt;Il faut en prendre son parti . Ce ne sera pas encore pour aujourd'hui .&lt;br /&gt;Hé oui . Rien que la pluie sur les collines . Que pouvoir dire qu'il pleut.&lt;br /&gt;Qu'il pleut doux. Très doux. Comme les yeux des chèvres .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les trois poèmes ci-dessus sont extraits de " La Mort la Mer "&lt;br /&gt;( 1966 )&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le cri&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;_________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roseraies au mur, au soleil . Beauté mains coupées .&lt;br /&gt;La bête me frappe à la nuque .&lt;br /&gt;Vous seules me dites alors, porcheries du sommeil, serpent à tête&lt;br /&gt;d'aquarium.&lt;br /&gt;Au réveil le porche du ciel, c'est la mort en bleu vertical, insoute-&lt;br /&gt;nable à l'oeil, où s'engouffre l'enfant .&lt;br /&gt;Corps traversé par les miroirs, nul n'entend alors le cri du dormeur,&lt;br /&gt;corde au point de rupture, si haut qu'il est silence, comme dans la toile&lt;br /&gt;de Brauner.&lt;br /&gt;Seul peut-être le chat qui s'étire, l'abeille qui s'éloigne .&lt;br /&gt;Mais non .&lt;br /&gt;L'enfant joue entre les feuilles, les choses se refont familières .&lt;br /&gt;Sursis, sursis .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_____________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un chant cessa. Il fallut me faire aux choses les plus humbles , et&lt;br /&gt;surtout les plus séparées : comme un peintre mettrait en petits carrés&lt;br /&gt;de couleurs juxtaposés un même ciel chaviré comme les yeux dans&lt;br /&gt;l'amour. Poser les pigeons comme des chaises. Changer les gestes&lt;br /&gt;en statues. Sans doute au fond rester le cercle, le mouvement tourné&lt;br /&gt;sur lui-même, l'indicible océan, mais paraître le parc parfaitement tra-&lt;br /&gt;cé, parallèle, perpendiculaire, anguleux toujours .&lt;br /&gt;En boule sous l'oreiller, dans un coin ( qui s'arrondit ) , redevenir&lt;br /&gt;son foetus. Alchimiste de son seul retour au ventre maternel.&lt;br /&gt;Ou artisan cubique, mécanique, fardé d'indifférence solaire comme&lt;br /&gt;les jaunes de Fernand Léger.&lt;br /&gt;Entre les deux quelques mots peut-être, où habiter, où exister un&lt;br /&gt;peu, où subtilement, et pour rien, se nuancer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une épaule nue change la perspective figée par midi .&lt;br /&gt;Epaule pareille à un saule sans saule.&lt;br /&gt;Etre l'oeil et les mains .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière, des fleurs, hors d'un vase .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Une aube&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;____________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'aube c'est toujours la même chose, la même absence des choses .&lt;br /&gt;La flambée de la veille, quelle cendre ! L'alcool, le tabac, la femme, le&lt;br /&gt;tiède des images, le petit dieu, c'est maintenant la tripe en compote, les&lt;br /&gt;yeux éteints, et l'autre au grain de peau insupportable à regarder, insou-&lt;br /&gt;tenable autant que moi. La rose qui rêve dans le jardin ou dans le vase&lt;br /&gt;ne dit plus que ma différence et la musculaire musique du jazz nocturne&lt;br /&gt;une dérisoire exhibition .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beauté Misère&lt;br /&gt;chaque jour je vous vis dans un ordre contraire&lt;br /&gt;je vous dis vous écris&lt;br /&gt;je prends conscience&lt;br /&gt;manque le poème&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Poèmes extraits du recueil " Courtoisie de la Fatigue "&lt;br /&gt;( 1971 )&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1854625349829661667-7985628797340500979?l=pcf17azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pcf17azadunifr.blogspot.com/feeds/7985628797340500979/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1854625349829661667&amp;postID=7985628797340500979' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1854625349829661667/posts/default/7985628797340500979'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1854625349829661667/posts/default/7985628797340500979'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pcf17azadunifr.blogspot.com/2007/10/guy-chambelland.html' title='Guy Chambelland'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
